Condensation superficielle

Un réel souci cette condensation superficielle !

L’air qui nous entoure contient toujours une certaine quantité de vapeur d’eau.

La saturation qui correspond à la quantité maximum de vapeur d’eau pouvant être contenue dans l’air (100% d’humidité) en fonction de la température. En effet plus la température de l’air sera  élevée et plus cet air pourra contenir de vapeurs d’eau.

L’humidité relative représente la quantité de vapeurs d’eau contenue dans l’air par rapport à la saturation, à la même température. (Ex. un taux d’humidité relatif de 50 % ne veut pas dire qu’il y a 50 % de vapeurs d’eau dans un volume d’air donné, mais bien que ce volume d’air contient la moitié de la vapeur d’eau maximale qu’il peut contenir).

L’air contiendra donc toujours un certain taux d’humidité relative. Pour un taux donné, si l’on refroidit de l’air, apparaîtra, à une certaine température, un phénomène de condensation. La température à laquelle la condensation apparaîtra est appelée le point de rosée de l’air.

Ce phénomène implique qu’à chaque fois que l’air entrera en contact avec une surface dont la température est inférieure à celle de son point de rosée, il y aura automatiquement formation de condensation superficielle.

Plus le taux d’humidité relative augmentera et plus le point de rosée sera élevé.

L’isolation thermique non appropriée de certains bâtiments combinée à la réduction des températures de chauffe et des volumes de ventilation (Ex. après avoir calfeutré les diverses entrées d’air) peut donner lieu à des problèmes de condensations superficielles importantes.

Le diagramme de l’air humide ou diagramme de Mollier permettra de réaliser sur site une bonne approche du phénomène de condensation et ce par simple prise de mesure de la température de l’air ainsi que de son taux d’humidité relative et des températures des différentes surfaces. (Ex. un air ambiant à 20 °C avec une humidité relative de 50 % entraînera automatiquement un phénomène de condensation  dès qu’il entrera en contact avec des matériaux dont la température de surface sera égale ou inférieure à ± 9 °C. (Point de rosée).

De façon à limiter ces problèmes dus aux condensations superficielles, il est conseillé de :

  • Augmenter la température de surface de l’élément concerné, soit par la pose d’une isolation thermique, soit par augmentation de la température de l’air du local.
  • Abaisser le point de rosée de l’air ambiant en faisant chuter le taux d’humidité relative par une ventilation appropriée.
  • A ce propos, il est à noter que la norme NBN D 50-001  relative à la ventilation des logements a servi de base pour l’établissement d’une réglementation pour les logements sociaux en Région flamande et pour l’ensemble des logements en Région wallonne.

Les anciennes habitations à rénover, présentent souvent des murs extérieurs présentant peu ou pas d’isolation thermique. Il conviendra donc d’accorder une attention particulière aux problèmes de condensation.

Les travaux de rénovation d’un ancien bâtiment passeront quasi toujours par la mise en place d’une nouvelle isolation thermique à divers endroits ponctuels tels que, les combles de toitures, les greniers, …  De nouveaux châssis de portes et de fenêtres extérieurs seront également souvent posés en remplacement des anciens, peu performants d’un point de vue de l‘isolation thermique.  Ces nouveaux châssis, en plus d’être isolants, de par le fait qu’ils sont munis de double ou de triple vitrage, seront aussi nettement plus étanches à l’air extérieur (de façon à ne plus avoir de courant d’air en provenance de l’extérieur). De par cette nouvelle étanchéité les vapeurs d’eau fabriquées dans l’habitat ne peuvent plus sortir non plus.

Ces travaux de rénovation d’un bien devraient donc, idéalement, toujours faire l’objet d’une étude préalable de façon à pouvoir être complétés par une ventilation adéquate, afin d’éviter tout risque d’accentuation des problèmes de condensation et leur déplacement des vitrages vers les murs.

Pour de plus amples renseignements contactez-nous