Contrôle de l'assèchement des maçonneries

Vérification d’assèchement par mesure à la bombe à carbure.

Une fois les murs humides traités contre les remontées capillaires et le délai d’assèchement raisonnable écoulé, il est de la plus grande importance de pouvoir constater et mesurer, de façon efficace, précise et rapide, l’efficacité de ce traitement en constatant la teneur résiduelle en eau dans ces murs.

Pour ce faire, nous aurons toujours recours à un outil appelé bombe à carbure.

 Bombe à carbure complète

Modèle de bombe à carbure avec ses accessoires.

 

Principe et utilisation :

  1. Prélèvement, par forage, à l’endroit souhaité, d’un  échantillon de la maçonnerie dont il faut vérifier l’assèchement.

  2. Dans un souci d’efficacité optimale du test à la bombe à carbure, il est de la plus grande importance de prélever un poids bien précis du matériau. Pour ce faire, l’échantillon sera pesé sur une balance digitale de précision.

  3. Cet échantillon sera alors pesé avec précaution, puis placé dans la bombe à carbure avec une cartouche de carbure de Calcium et des billes en acier.

  4. Une fois tous ces éléments dans la bombe à carbure, celle-ci est fermée de façon parfaitement hermétique et secouée vigoureusement afin que les billes en acier cassent la cartouche de carbure de calcium qui se mélangera alors avec l’échantillon de maçonnerie.

  5. La réaction chimique obtenue par le mélange du carbure de calcium avec l’humidité résiduelle contenue dans l’échantillon de maçonnerie est de l’acétylène, qui est un gaz.

  6. Puisqu’il y a développement d’un gaz dans un récipient clos de façon parfaitement hermétique, la bombe à carbure va se retrouver sous pression. Cette pression s’affichera alors sur le manomètre servant de bouchon à la bombe à carbure.

  7. Il suffira donc, à l’aide d’une table de conversion, de mettre en relation cette pression avec le poids de l’échantillon prélevé, pour obtenir automatiquement le taux d’humidité résiduel contenu dans cet échantillon. Exemple : pour un prélèvement d’échantillon de 10 grammes et une pression maximale de 0,3 bars, le taux d’humidité résiduel de l’échantillon est de 2,9 %.      

Une maçonnerie ne contenant pas de sels en quantité excessive, pour être considérée comme asséchée, devra contenir au maximum, 5 % d’humidité résiduelle.      

Dans le cas d’une maçonnerie fortement chargée en sels hygroscopiques, ce pourcentage d’humidité résiduelle ne sera peut-être jamais atteint.

Dans tous le cas, le technicien spécialisé en charge des vérifications d’assèchement, réalisera dans le même temps une « étude » des sels pouvant être contenus dans les maçonneries.

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